Bon que dire ?
D'abord... J'ai eu 21ans y'a pas longtemps. Oh oui chouette ! Ou pas. Mon syndrome de Peter Pan mal résolu ne se résolve pas avec les mois et encore moins avec les années. Alors que dire ? Rien, raboulez les cadeaux et la vinasse, histoire que l'anniversaire, même s'il nous destine à une mort certaine, reste quelque chose de positif.
Donc je vais vous parler un peu des cadeaux que j'ai reçu, parce que je sens que je veux me la peter un coup. Outre un magnifique porte-monnaie vintage où les cartes bancaires n'entrent pas (haha mais c'est pas grave, l'est beau) et un somptueux canard porte-clé affublé d'un "Duck you ! Do you wanna duck ?" de mon cher Valmont adoré, il y a aussi eu le dernier Amélie Nothomb que j'ai hâte de lire et Une prière pour Owen de John Irving. Pas pour tout de suite mais je les garde au chaud. Le très fabuleux dvd de The Boat That Rocked, THE film 2009 (Good Morning England pour les frenchies), du chocolat parce qu'il ne faut PAS maigrir et puis, le clou du clou, une sublimissime boîte de crayons de couleur (Caran d'Ache please) avec un bloc, histoire d'entraîner mon coup de crayon old school. N'en étant qu'à l'apprentissage et pas encore dans la création, je ne pense pas partager mes dessins avec vous. We'll see, peut-être si je suis vachement fière. Je maîtrise gentiment l'art de la bannière, mon principal problème pour le moment est de me trouver une calligraphie qui me soit propre. Et c'est pas gagné. Une fois ce problème plus ou moins résolu, je m'attaquerai à l'hirondelle... La Sainte Old School Swallow.
JE TE RETROUVERAI
Voilà, LE livre que toute personne s'intéressant au tatouage et que tout bon tatoueur devrait avoir lu. Non, ce n'est absolument pas un bouquin qui traite de ce sujet, d'ethnies et de machins comme ça, pas du tout, c'est une histoire, l'histoire de Jack Burns, dont la mère et le grand-père sont tatoueurs. Et pas n'importe lesquels : Bill d'Aberdeen et elle, Alice, la Fille de Persévérance. Et donc ? Alice tombe enceinte, quitte l'Écosse pour Halifax, Canada, puis, lorsque Jack a 4ans, elle décide de partir à la recherche du père de son fils, pour qu'il assume son rôle. Commence donc une course poursuite en Europe, course qui démarre au Danemark. Elle suit les traces de William par tous les tatoueurs d'Europe du Nord, Ole Tattoo, Peter Tattoo et j'en passe, les écorcheurs et autres. Après Amsterdam et la déception de ne pas trouver ce père absent, ils rentrent à Toronto et Jack entame l'école. Mais ça, ce n'est que le début du livre. Et c'est une histoire magique. Moi, ce livre m'a retournée. Alors voilà ce qu'il faut acheter : JE TE RETROUVERAI, par John Irving.
Sinon en ce moment je me pose des questions de merde qui, visiblement, me rendront dingue toute ma vie, et auxquelles je n'aurai jamais, ô grand jamais, de réponse. Et quand je regarde l'immensité du ciel du soir, je me sens tellement merdique et minuscule que je me demande si je vais pas finir par imploser et m'effondrer de l'intérieur. Un peu le même genre de sentiment que j'avais devant Uluru, dans le désert Australien. Sauf que là-bas, ben c'était mieux. Allez-y dites le que je devrais retourner dans ces contrées lointaines puisqu'ici c'est tellement naze. Mais non, c'est pas ça du tout. C'est juste mon boulot qui est merdique, qui me bouffe, que je suis au bord du burn out, que j'en ai plein l'cul de servir des connards bourgeois enfarinés jusqu'à l'os et qui ont oublié comment on disait merci... C'est si compliqué ? Il faut croire que oui. Donc voilà pourquoi, en plus de me taper une déprime post-Australie naturelle, celle-ci est amplifiée par le fait qu'en ce moment et ce, jusqu'au 31 décembre, j'ai même pas une vie de merde, mais j'ai juste pas de vie. Du coup, je ne conclurai même pas par "c'est la vie", puisque ça ne l'est pas.
Enfin, je ne sais plus trop où je voulais en venir, mais finalement ce n'est pas bien important, la terre ne s'arrête pas de tourner. La bonne blague.
Ah si ! J'ai refait ma couleur (il était temps) mais surtout j'ai refait la frange ! Oh yeah baby !
Et puis ça, c'est le coucher du Soleil sur Uluru. On nous a même servi du champagne, youhou !